4/NATURE HUMAINE

Un projet de Sally Campusano Torres


Cette crise sanitaire que nous traversons a mis en évidence, de manière brutale, les discours qui, depuis des décennies alertent des dangers provoqués par notre style de vie et le système économique néolibéral pratiqué par une majorité de pays sur la planète. Le danger est devenu une réalité et la nature est apparue comme une échappatoire.

NATURE HUMAINE est un projet qui questionne les habitants sur la place de la nature dans leur vie.

La actual crisis sanitaria ha dejado en evidencia – de manera brutal- los discursos que desde hace varios decenios nos alertaban sobre el peligro que representa nuestro estilo de vida y el sistema económico neoliberal expandido en todo el planeta. El peligro se hizo concreto y la naturaleza se develó como una salida de emergencia. 

NATURALEZA HUMANA es un proyecto que cuestiona a las persones sobre el lugar que el medio ambiente ocupa en sus vidas. 


Une performance en deux temps/ Una performance en dos etapas 

– Une expérience performative en plein air qui recueille et enregistre la parole des habitants.

Una experiencia performática al aire libre en donde se recolectarán testimonios. 

– La diffusion d’une bande sonore dans des lieux non dédiés aux spectacles vivants réalisée à partir des témoignages récoltés. 

La difusión de un montaje sonoro en espacios no convencionales, el cual será creado con los registros testimoniales.


Présence artistique du 3 au 7 novembre 2020, Théâtre du Briançonnais / Avec: Sandra Araneda/Julie Buraud/ Brice Goldschmid et Sally Campusano Torres/ Son : Sadry  Djaziri  /Vidéo : Guillaume Theyssier / Art et Graphisme : @Kombacastro

Pour participer : Il faut être disponible entre le 05 et le 07 novembre sur les créneaux horaires suivants (gratuit – nombres de places limitées : Le jeudi 05  et le vendredi 06 novembre entre 9h et 12h et 14h et 17h, Le samedi 07 novembre entre 14h30 et 17h30 /Information et réservation au 04 92 25 52 42/ Prévoir des vêtements chauds et étanches. Pas d’annulation en cas de mauvais tempos… La Compagnie jouera avec les éléments que la nature propose 


Quel est est l’abcès que nous devons purger?

¡SOCORRO! No sé cómo he venido a parar aquí / Yo corría felíz y contento / Con el sombrero en la mano derecha / Tras una mariposa fosforescente /Que me volvía loco de dicha. /Cuando de pronto zas un tropezón/ Y no sé que pasó con el jardín /El panorama cambió totalmente: Estoy sangrando por boca y narices /Realmente no sé lo que pasó /Sálvenme de una vez /O dispárenme un tiro en la nuca /Nicanor Parra

La naturaleza me muestra la pequeñez humana y su increíble poder destructivo.
La naturaleza me obliga a disminuir mi velocidad cotidiana.
La naturaleza abre mi nariz y llena de vida mis pulmones.
La naturaleza es el lugar donde me encuentro cada vez que ando perdida.
La naturaleza me da alas y me quita los miedos.
La naturaleza inunda mis ojos de miles de colores.
La naturaleza me regala la felicidad de sentirme libre.
Amelia Allaman, Francia

La nature  est indispensable  à ma vie. Je la contemple beaucoup  plusieurs  fois par jour. La lune, les étoiles, les nuages,  les arbres, la herbe. J’adore les saisons bien marquées comme ici. La nature même m’apaise  et me met en joie par sa beauté.  J’ai beaucoup  vécu à Paris. Il y a quelques mois je avais la nostalgie  de la grande  ville. Je me disais que je avais envie de déménager mais le confinement  m’a fait changer  d’avis. J’aime trop entendre et voir les oiseaux  dans le jardin.  Catherine Benmoussa, France

“Síndrome de abstinencia natural”!
Al salir del cautiverio de 7 meses con un techo encima de mi cabeza que me presionaba 24/7. Mi primer destino fue el cerro Manquehue, una caminata de tres horas sintiendo la brisa y el alivio de liberarme de un tejado de miedos.  Los verdes y amarillos del comienzo de la primavera abrieron el camino a una cumbre que se presentaba llena de nubes, al avanzar los cúmulonimbus fueron quedando abajo y cómo la mejor metáfora del momento, en la cima brillaba el sol, llegó la calma acompañada del canto de la loica, el tordo, el cernícalo y el correcaminos. Claudia Pérez Hernández, Chile

“Si le théâtre essentiel est comme la peste, ce n’est pas parce qu’il est contagieux, mais parce que comme la peste il est la révélation, la mise en avant, la poussée vers l’extérieur d’un fond de cruauté latente par lequel se localisent sur un individu ou sur un peuple toutes les possibilités perverses de l’esprit”, affirmait Antonin Artaud en 1938 dans son livre “Le théâtre et son double” en faisant un parallèle entre les différentes épidémies et le théâtre. 

Qu’est-ce-que le théâtre peut et doit apporter à nos sociétés dans ce moment de peste, où l’attention et l’urgence  sont centrées dans les soins des corps malades?

… alors, je dirais que cela m’évoque une certaine dichotomie des sens.
C’est à dire un fort antagonisme entre le besoin de calme, de faire en sorte que mes sens olfactifs, sensitifs et auditifs soient comblés de senteurs, de toucher de mousse, de l’air, de feuilles et de plénitudes faites de plage de silences lourds et habités. 
Et dans le même temps je suis assailli par une agitation intellectuelle ultra stimulée par la marche et légèrement calmée par l’immobilisme.
J’ai presque l’impression de mieux accueillir ce que la nature m’offre dans un effort autre que la marche tel la rando à ski, skating et vtt car les moments de pause me voient mieux à même de ressentir l’échange avec qui m’entoure. Ce flux me mets dans une joie apaisée, sans forcer le trait, presque béat voir benoitement benêt qui assume pleinement. Robin, France
Quelle est votre relation avec la nature? J’essaie de la respecter au maximum, DE lui rendre grâce. Je la remercie. Elle me nourrit. Produit de quoi me chauffer et m’abriter elle me guérit/  Comment réagit votre corps en présence de la nature ? Il se calme, s’apaise, s’ouvre, se grandit, Se recharge, Se met en raisonnance, Se laisse guider, Ouvre son cerveau reptilien. Mallorie ROMAN, France

La relación de mi cuerpo con la naturaleza es nata. Vivo rodeado de naturaleza y ella se ha incrustado en piel. Nada de lo que ocurra en la naturaleza que me rodea me es indiferente. El encierro me ha obligado a repensar en cómo volver a ella. Ahora siento la urgencia de ir y estar en medio de ella y, ala vez pienso que mejor sería dejarla en paz y que siga recuperándose de todo lo mal que la hemos tratado.Francisco Santander, Chile

 

Elles apparaissent comme une invitation aux artistes à prendre conscience du besoin du delire et à utiliser la création comme un mécanisme pour purger la société car “Nous ne voyons pas que la vie telle qu’elle est et telle qu’on nous l’a faite offre beaucoup de sujets d’exaltation. Il semble que par la peste et collectivement un gigantesque abcès, tant moral que social, se vide ; et de même que la peste, le théâtre est fait pour vider collectivement des abcès”.

Forêt /Elle enfance / et futur / Elle grouille / Elle petites / et grosses bêtes/ Elle manque / Elle frémit / Elle vent / dans les branches / Elle déborde / Elle abrite / Elle murmure / Elle cabane / dans la tête/ Elle appelle / Elle frissonne / Elle champignons/ châtaignes/ plumes/ branches poils / coquilles / et feuilles mortes/ Elle rêves / et cauchemars/ Elle nuit / blanche / et noire / Elle entre / chiens et loups / Elle brame / hulule / et orage/ Elle nourrit/ Elle griffe / caresse/ Elle mousse / herbe tendre / Elle hiberne/ Elle printemps / Elle clairière / Elle se perd / Elle temps retrouvé / Elle petits poucets / chaperons rouges / et Mowgli/ Elle bouquets de jonquilleset fleurs de mélèzes/ Elle résiste / Elle respire / Elle si vivante/ la forêt . Laetitia Cuvelier

Vivo en una grande ciudad, llena de edificios y con un río fantasma que la cruza. No es mi ciudad por nacimiento, es mi ciudad por elección, por el amor grande que le tengo a su gente, a sus olores a flores en primavera y a sus mercados. Y por sobre todo al amor que le tengo a la Cordillera que enmarca el smog que nos acompaña la mayoría de los días. Estos meses de encierro, seis exactamente, me han despertado unas enormes ganas de horizontes, cielos, mares y verdes. Nunca como ahora mi cuerpo ha necesitado descansar la mirada en olas y vuelos de pájaros. Francesca Ceccotti, Chile-Italia

Dedans / dehors . Vivre dedans, m’y perdre souvent. Oublier que j’en fais partie, mettre une maison entre elle et moi. Quatre murs entre la vie sauvage et la vie de famille. Se faufilent les fourmis, les lézards et l’ombre d’une montagne géante et verticale. De l’autre côté de la fenêtre, l’immense et le minuscule…  Dedans, on scrute les chamois, les mésanges, la sitelle, et le vol du gypaète. Dedans, trop dedans. Il suffit pourtant de quelque pas qui remontent la pente ou le torrent… Il suffit de quelques pas dans la première neige du jour ou de l’année. Il suffit de quelques brasses dans l’eau du lac. Il suffit d’un vieux mélèze qui nous attend, d’un peu d’ombre, d’un peu de silence, il suffit d’une tourmente qui nous surprend, d’une pluie battante, d’un orage, il suffit d’un rocher qu’on voit pour la première fois, d’une plume à nos pieds, des étoiles dans la nuit qui nous enveloppe … Il suffit de mettre le bout du nez dehors pour se sentir vivante, plus vivante, mieux vivante. Pour se dire que je suis juste au bon endroit, au bon moment. Dehors. Laetitia Cuvelier, France


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